Comprendre - Les Clés du Commerce en Ligne

Posted on Aug 24, 2015 by Administrator

Qu'y a-t-il de commun entre une place de marché comme Amazon, de discrètes PME chinoises produisant des composants audio High End et une TPE bordelaise distribuant du matériel HIFI très attentivement sélectionné ? C'est, en fait, assez simple : chacune trouve sa place dans la Globalisation sans avoir à souffrir, ni de la concurrence des e-commerçants qui ne font pas le même métier, ni d'une empreinte de chalandising géographiquement limitée à une quelconque région ou langue d'origine.

 

Démocratisation Compétitive, Autonomisation Economique

Il reste que l'on ne devient pas e-Commerçant par hasard. Le défi étant - contrairement à ce que pourrait laisser croire le web marketing - beaucoup moins technique que culturel, on estime habituellement que :

  1. 80% des projets lancés par des négociants qui délèguent habituellement le maillage géographique de leur zone de chalandise à un réseau de détaillants franchisés seront voués à l'échec;
  2. 80% des e-Commerçants qui prospèrent n'avaient aucune culture préalable du commerce de proximité;
  3. 50% des e-Commerçants qui prospèrent s'appuient sur un réseau de fournisseurs non exclusifs;
  4. 50% des e-Commerçants qui prospèrent sont des producteurs convertis à la vente directe et semi-directe.

 

Créativité, Transparence

Devenir e-Commerçant ne pourra, en aucun cas, se limiter à choisir une web-agency, une entreprise de services numériques et un community manager missionnés pour intégrer, amorcer et entretenir, par délégation de responsabilité, un "robinet à chiffre d'affaire numérique".

Devenir e-Commerçant ne consiste pas, non plus, à opérer pendant des années un portail de commerce électronique qui, à main gauche, ne décollera jamais des 3% du chiffre d'affaire réalisé, à main droite, en franchise, alors même que ce dernier se contracte, lui-même, de 10% par an au profit d'une concurence qui se digitalise, de son côté, avec succès. En clair, la digitalisation de la vente directe aux particuliers se doit d'obéir à des règles de bon sens, simples, rigoureuses et, in fine, assez peu nombreuses :

  1. faire de la qualité le critère premier de différenciation compétitive de l'identité de marque;
  2. proposer, sans négliger d'en faire un atout de marketing, des prix de vente directe;
  3. rédiger des fiches-produits précises, complètes, détaillées et généreusement illustrées;
  4. sélectionner un opérateur de paiement qui assume pleinement son rôle de tiers de confiance en proposant un protocole de certification des paiements reçus;
  5. optimiser le traitement logistique des commandes, au besoin, par délégation à un opérateur spécialisé ;
  6. réduire, en particulier, à minima les délais de livraison des produits frais;
  7. prévoir, au besoin, les plans de charge liés à la saisonnalité de l'activité;
  8. organiser un support à la clientèle ultra-réactif et transparent (24 heures, jours ouvrés);
  9. optimiser la gestion des retours et préférer le remboursement direct aux avoirs;
  10. se former à gérer en interne SEO, achat de mots-clés AdWords/AdSense et social networking;
  11. se former à la lecture des données de fréquentation Google Analytics;
  12. idéalement : se former à la lecture des données d'exploitation consolidées en temps réel sous QlikView ou Talend;
  13. limiter le social-networking à ce qui peut être traité en interne;
  14. limiter emailing et messagerie Push aux seuls clients déjà fidélisés;
  15. choisir une offre technique web et mobile 100% appropriable et exploitable en interne;
  16. charger un Directeur Artistique Web de faire de l'identité visuelle du système d'information le reflet direct des valeurs de la marque;
  17. déléguer l'infogérance du Système d'Information à un prestataire garantissant un niveau 3 de continuité de service (infrastructure, applicatifs, sauvegardes);
  18. ne jamais alourdir la note à des prestations captives inutilement défavorables au transfert de compétence.

Les règles énumérées ci-dessus conditionnent une stratégie mercatique visant à ce que les prospects qui visitent le portail de vente en ligne ne cessent jamais de se sentir les seuls maîtres du jeu, les seuls détenteurs de la décision finale d’une acquisition éventuelle. 

Toute visite, même limitée à un but strictement informatif, sans perspective immédiate de conversion en processus d’achat, a son importance : elle doit favoriser l’instauration et le renforcement continu de la confiance du prospect lors de chacun de ses passages sur le point de vente dématérialisé. Mal gérée, cette présence choisie se retournera facilement en volatilité durable, voire, en défiance définitive de l'internaute et du mobinaute. Prise en charge de manière optimale, elle deviendra, au contraire, un facteur de forte sécurisation, immédiate ou indirecte, du business model du e-Commerçant.

 

Success Stories

He Qinghua est à Audio GD ce que Sandy Gross est à GoldenEar, un artiste qui nous invite à partager ses rêves. Il n'est pourtant ni écrivain, ni réalisateur et, encore moins peintre, sculpteur ou architecte. Il est musicien et compositeur, non pas de musique classique ou de jazz mais des dacs et des amplificateurs HIFI qu'il conçoit. Il designe les écrins les plus précieux qu'il puisse imaginer pour servir son amour de la musique et nous donner à le partager, pour peu que nous le voulions bien !

Il est l'un de ces entrepreneurs typiques du web 2.0 : 100% d'intelligence créative et de passion maniaque de la perfection atteignable, à main gauche, 100% de rigueur bénédictine dans la gestion d'Audio GD, à main droite, la TPE qui lui permet de faire entrer les ressources propres à financer son insatiable quête de comprendre ce que la lecture des acquis d'hier lui donne à interpréter pour guider, avec gourmandise, son appétit créatif du jour.

He Qinghua est, comme Sandy Gross, l'un de ces entrepreneurs qui considèrent l'intelligence comme la plus précieuse, la plus excitante et la plus ludique des matières premières, la meilleure entre toutes quand plus d'argent ne serait le plus souvent qu'un pis-aller de paresseux du bulbe, si ce n'est, de marketeux impatient.

 

 

He Qinghua n'a pas vocation à produire les Dacs les plus exclusifs de la planête et, de fait, il en existe de plus élaborés encore, tels les TotalDAC de Vincent Brient. Il se satisfait et se réjouit de designer les Dacs les plus précieux qui puissent se concevoir sans qu'ils n'en deviennent inaccessibles à la plupart d'entre nous. Ce positionnement philosophique associé à un talent reconnu de tous, constiue le très solide socle nécessaire et suffisant du Business Model Audio GD.

Celui-ci est ultra simple :

  1. une identité de marque qui ne cesse de se renforcer depuis le lancement du premier DAC-19 en 2005;
  2. de la vente en ligne dédiée aux distributeurs non exclusifs de la marque à travers le monde;
  3. de la vente en ligne dédiée aux particuliers;
  4. un site web de présentation de la gamme de produits Audio GD;
  5. un simple formulaire web de contact dédié à la prise de commande;
  6. un compte PayPal dédié au règlement des commandes;
  7. un compte email de support aux clients actif en mode 24 heures/jours ouvrés;
  8. une participation active de He Qinghua aux forums d'échange sur les produits de la marque;
  9. une maîtrise approximative et néanmoins suffisante de l'anglais.

Rien de plus et rien de moins, la qualité des produits et le sérieux du suivi de clientèle permettant à Audio GD d'assurer sa prospérité de TPE High Tech et de financer ses travaux de R&D sans jamais se priver de rien, le choix de He Qinghua étant de ne commercialiser que des Dacs et des Amplificateurs manufacturés en très petite série.

Audio GD devrait-elle a s'inquiéter du caractère très rudimentaire des outils de commerce électronique qu'elle valorise ? L'essentiel de ce qui permet à l'entreprise de contrôler son image sur la base de critères objectifs (créativité, transparence, confiance de ses clients) étant solidement en place et au risque de troubler certaines fausses lunes du marketing digital, c'est très certainement inutile.

http://www.audio-gd.com/

 

Pour s'assurer que la TPE Audio GD n'est en rien l'exception qui confirme la règle, l'arbre qui cache la forêt, citons sans l'approfondir ni avoir à le chercher ailleurs que dans le même secteur d'activité, l'exemple de l'entreprise Line Magnetic, chinoise elle aussi, et qui opère son business model dans les mêmes conditions de rigueur et de sécurité qu'Audio GD, les mêmes causes produisant les mêmes effets.

 

 

http://www.lm-audio.com/english/index.aspx

 

Union Européenne, Etats-Unis

Sans changer de secteur d'activité ni approfondir la présentation du parcours réussi des entreprises choisies en exemple, il suffira de préciser que les mêmes causes (créativité, transparence, confiance des clients) produisent, une fois encore, les mêmes effets :

  1. http://ampliatubes.fr/
  2. http://www.totaldac.com/
  3. https://store.devialet.com/
  4. http://www.audiophonics.fr/
  5. http://www.magnahifi.com/index.php
  6. http://tentoengineering.de/goods/porta_dac2/
  7. http://www.amanero.com/
  8. http://directacoustics.com/
  9. http://www.sanderssoundsystems.com/products/electrostatic-speakers
  10. ...

 

Solutions prêtes à l'emploi, Intégration, Systèmes Loués

Considérant que ce sont trois facteurs extérieurs au système d'infomation de vente en ligne qui conditionneront, en termes de notoriété numérique, l'émergeance de l'identité de marque capable de sécuriser le fond de commerce digital du e-commerçant, à savoir :

  1. la qualité des produits, 
  2. la transparence de l'offre, 
  3. la confiance des clients,

le choix de la solution informatique devra répondre à différents besoins prioritaires :

  1. sa facilité de prise en main, en termes d'ergonomie générale et de souplesse d'utilisation;
  2. un gestionnaire de paramétrage flexible et bien adapté aux besoins "métier" du e-commerçant;
  3. un module d'importation ET d'exportation, par catégories et par produits, de l'offre commerciale;
  4. une bonne capacité à évoluer dans le temps ou à être remplacé sans difficultés sinon;
  5. une séparation stricte des couches "Métier" et des vues "Boutique" accessibles aux clients;
  6. une compatibilité web et mobile native des vues "Boutique" accessibles aux clients;
  7. un gestionnaire de référencement sur les moteurs de recherche ergonomique (SEO);
  8. un module de paiement acceptant les opérateurs agissant en tiers-certificateurs des règlements reçus;
  9. disponibilité d'interfaces d'échange dynamique de données avec les autres progiciels de gestion, éventuellement, déjà installés dans l'entreprise.

Vérifier, point par point, par voie de démonstration directe par le prestataire pressenti, que la solution qu'il propose est conforme aux besoins précités. Ne jamais accorder le bénéfice du doute au prestataire qui ne réussirait pas à compléter la démonstration attendue au motif qu'il ne saurait pas "faire" : soit c'est faux et il entend masquer une insuffisance de l'offre, soit c'est vrai et il ne témoigne, dès lors, pas de l'expertise attendue pour que l'on puisse se fier valablement à lui.

Ces garanties étant prises, cinq types d'offres techniques, utilisables isolément ou en combinaison, sont prioritairement susceptibles de répondre aux besoins des TPE et PME :

  1. le CMS open-source1 léger, sans module eCommerce intégré2, directement configurable en interne ;
  2. le CMS de eCommerce open-source léger directement configurable en interne;
  3. le CMS de eCommerce open-source léger configuré avec l'assistance d'un prestataire;
  4. le CMS de eCommerce open-source avancé configuré avec l'assistance d'un prestataire;
  5. le CMS de eCommerce loué en mode SAAS configuré avec l'assistance d'un prestataire3;

Note 1 : solution permettant d'éviter toute dépendance passive à l'égard d'un éditeur ou prestataire donné.

Note 2 : le catalogue "produits" et le formulaire de prise de commande n'étant pas, alors, directement liés au sein d'un workflow intégré.

Note 3 : exploitable, soit en mode exclusif, complet et autonome, soit en complément d'une solution principale choisie en alinéa 1, 2, 3 ou 4.

S'il est souvent judicieux de faire appel à un prestataire en mesure d'assister utilement le e-commerçant tout au long de la phase de déploiement du CMS de eCommerce (gain de temps, formation, transfert de compétence), il l'est, aussi et avant tout, dans la mesure ou le prestataire saura fournir un service de direction artistique dans la réalisation et la mise en place de la charte graphique web et mobile du CMS. 

On notera que la plupart des e-commerçants présentés aux paragraphes "Success Stories" et suivant ont souvent choisi, au moins dans un premier temps, l'option du CMS open-source léger, sans module eCommerce intégré2, directement configurable en interne (alinéa 1). Certains s'en sont trouvé si bien qu'ils ont conservé cette approche jusqu'à aujourd'hui (Audio GD, TotalDAC,...).

 

Le choix du CMS de eCommerce

Les solutions disponibles sont nombreuses et comme, souvent, les plus répandues ne sont pas nécessairement les plus remarquables, la notoriété venant parfois plus de l'âge que de la maturité. Cette réserve préalable étant posée, une liste non exhaustive des CMS open-source légers ou plus avancés utilisables pour mettre en oeuvre un portail de eCommerce économique, fiable et adapté aux attentes des TPE et PME peut être proposée à titre indicatif :

  1. MicroWeber, ce CMS permettant de configurer avec beaucoup de facilité des portails de eCommerce ultra-légers
  2. Subrion/MicroWeber, la combinaison de ces deux CMS permettant de configurer des portails de eCommerce légers et avancés
  3. WordPress/WooCommerce, la combinaison de ce CMS et de ce plugin permettant de configurer des portails de eCommerce légers et avancés
  4. Drupal Commerce, la déclinaison eCommerce de ce CMS permettant de configurer des portails de eCommerce avancés à lourds.

On notera que ces CMS proposent, moyennant quelques précautions simples de configuration préalable, un affichage "Responsive Web" rapide et fluide sur plate-formes mobiles.

Les CMS Magento ou, dans une moindre mesure, Prestashop sont souvent un peu surdimmensionnés au regard des besoins habituels des TPE, ces deux plate-formes proposant des fonctionnalités très étendues plus adaptés aux projets d'intégration de grande envergure qu'aux attentes des structures légères. Ils sont, par ailleurs, beaucoup plus complexes à mettre en œuvre que la plupart de leurs concurrents, notamment en termes de configuration des solutions optionnelles de caching qui permettent de garantir des performances de tenue à la charge honorables. Déployées sans précaution, ces deux solutions peuvent s'avérer extrèmement lentes (150 connexions/seconde, latence de réponse de plusieurs secondes) et, par là même, inadaptées à un déploiement en mode "cross canal" adressant, tout en même temps, les plateformes web et mobiles. 

D'autres CMS open-sources performants et bien adaptés aux attentes des TPE/PME sont disponibles mais, n'ayant, à l'inverse des six évoqués aux alinéas précédents, jamais eu à les mettre en oeuvre, nous serions bien en mal de les recommander en bonne connaissance de cause.

 

Intégration de la plate-forme Mobile

Il ne fait aucun doute que les smartphones et tablettes ont transformé le comportement des internautes, devenus massivement mobinautes. Dès lors, le support des terminaux mobiles ne doit plus être envisagé comme une option subsidiaire et facultative mais comme l'un des éléments clés de l'empreinte native du CMS de eCommerce :

  1. L'application mobile publiée sur iTunes Store et Google Play agit comme une carte de visite électronique favorisant l'élargissement de la notoriété de la marque à de nouveaux prospects (outbouncing) tout en renforçant la fidélité des clients déjà acquis (inbouncing).
  2. La taille des écrans des smartphones favorise grandement une certaine impatience des mobinautes qui accèdent aux données qu'ils recherchent depuis un simple navigateur web à partir d'une recherche Google. Ce mode d'accès à l'information les encourage à une navigation en mode "survol d'évaluation comparative rapide" qui, par sa volatitité induite, favorise plus Google que le eCommerçant lui-même.
  3. Contrecarrer ce phénomène de volatilité induite est affaire de méthode : pour encourager le chaland à passer du "lèche-vitrine" à la visite du point de vente digital, le eCommerçant doit en organiser la sanctuarisation symbolique. C'est ce qu'apporte l'application de commerce mobile dédiée à la marque : en la démarrant, le mobinaute pousse la porte du point de vente, il le visite sans être tenté de se trouver, dans le même temps, ailleurs - sur le web -. Plus disponible, il accroit à proportion son attention portée aux produits qu'il visualise et, s'il scrolle ou change 24 fois au moins d'écran avant de refermer l'application et la porte de la boutique mobile virtuelle, les statistiques le porteront à convertir son parcours de visite en décision d'achat.
  4. L'application mobile publiée dur iTunes Store et Google Play ouvre au eCommerçant un canal de communication direct avec ses clients et prospects inédit ailleurs : la messagerie en mode Push. Ce mode de communication non spamable permet au eCommerçant de mettre en oeuvre un canal d'inbouncing d'une grande souplesse d'utilisatioon intégrant messages textes, multimédia et pages d'atterrissage. Le Push lui permet de déployer une double communication (mode broadcast et/ou mode segmenté par type de clients) propre à lui permettre d'affiner le contenu des messages qu'il entend diffuser pour fidéliser sa clientèle.
  5. L'application mobile publiée dur iTunes Store et Google Play ouvre au eCommerçant un deuxième canal de communication direct avec ses clients et prospects : le support téléphonique qu'il peut, optionnellement, choisir de mettre à leur disposition.

Beaucoup a été entrepris, au cours des cinq dernières années, pour rendre le commerce en ligne aussi accessible que possible aux terminaux mobiles sans que les résultats soient, toujours à la hauteur des espérances. Trop de fausses bonnes approches architecturales, techniques et commerciales se sont trouvées en confit pour que les réponses les plus adéquates se dégagent spontanément.

Après une première période dédiée à l'adaptation, sans grand succès, des modules d'affichage des CMS Web de eCommerce sur terminaux mobiles en mode "Responsive Web 1.0", l'approche des solutions de eCommerce spécifiquement dédiées ax mobiles en mode 100% natif a, dans un deuxième temps, suscité toutes les attentions sans, toutefois, réussir, jusqu'à aujourd'hui au moins, à démontrer sa supériorité sur l'approche hybride initiale (enveloppe applicative native + contenus web embarqués dans un webview).

S'il ne fait aucun doute que la maturité des technologies web HTML5, CSS3 et Javascript était, dans leur déclinaison dédiée au mobile, encore très insuffisante en 2010-2012, les choses ont évolué de manière très favorable depuis et s'il fut, un temps, judicieux de prioriser la voie du développement natif, c'est probablement beaucoup moins le cas aujourd'hui.

Des frameworks HTML5/CSS3/Javascript spécifiquement réécrits pour la plate-forme mobile étant désormais nativement intégrés aux principaux CMS Web de eCommerce, le développement hybride retrouve, en 2015, toute sa pertinence, tant en termes de mutualisation de moyens que d'efficacité pratique.

 

Gouvernance du Projet eCommerce

Une fois installé, configuré, et approvisionné de son catalogue de produits, ceci au besoin avec l'aide d'un prestataire, le CMS de eCommerce doit devenir aussi transparent que possible entre les mains du eCommerçant. 

1.- Le tableau de bord d'affichage des commandes certifiées, le tiers opérateur de paiement en ayant préalablement garanti le paiement en mode asynchrone sous 24 heures au plus, doit devenir la source de l'univers de travail du eCommerçant, celui à partir duquel s'organise le traitement des livraisons et le suivi personnalisé de satisfaction des clients.

2.- En termes de marketing digital, l'action du eCommerçant devra se répartir en plusieurs masses d'activité hiérarchiquement priorisées en fonction de leur impact direct sur le chiffre d'affaires :

2.1.- Le référencement naturel des produits dans les champs de saisie prévus à cet effet, destiné à permettre aux moteurs de recherche (Google,...) d'optimiser la visibilité du portail de eCommerce en fonction des contenus qui le valoriseront avec d'autant plus d'ambivalence que ce référencement saura se faire vecteur de précision et de transparence.

2.2.- L'achat de mots-clés AdWords/AdSense qui constitue un référencement complémentaire payant - parfois de moindre intérêt pour la TPE, le référencement naturel étant toujours évalué avec un poids proportionnellement très supérieur au référencement payant par les algorithmes des moteurs de recherche.

2.3.- L'ouverture de pages dédiées à la marque sur FaceBook, Google+, Youtube et Pintrest, là encore, à l'effet de pouvoir y communiquer ce qui doit l'être dans l'intérêt de la marque plutôt que, puisque celà existe, d'en laisser l'initiative à des communicants peu scrupuleux appointés en ce sens par des concurrents qui ne le seraient pas moins.

2.4.- La participation aux discussions sur les forums évoquant les produits de la marque, ceci à l'effet de pouvoir y communiquer ce qui doit l'être dans l'intérêt de la marque plutôt que, puisque celà existe, d'en laisser l'initiative à des communicants peu scrupuleux appointés en ce sens par des concurrents qui ne le seraient pas moins.

Il n'existe pas, à priori, de distribution standard et idéale, de l'attention et du temps à consacrer aux points 2.2 et suivants de cette politique de marketing digital. Tout sera intimement lié au secteur d'activité et à l'étude attentive du parcours des visiteurs et du comportement d'achat des clients.

3.- L'étude du comportement d'achat des clients doit être abordée, de manière nécessaire et parfois suffisante, par l'exploitation des données collectées via Google Analytics, un tableau de bord gratuit, complet et très ergonomique, rendant la visualisation du parcours de visite et de conversion en décision d'achat des prospects et clients. D'un accès très naturel et parlant après quelques semaines d'imprégnation et de prise en main, Google Analytics est un outil très efficace, ceci sachant que deux à trois mois seront en moyenne nécessaires avant que le portail de eCommerce atteigne son taux de visibilité naturelle optimale.

4.- Dans le cas où le eCommerçant ressentirait le besoin d'élargir la palette des tableaux de bord d'analyse des données de fréquentation et de conversion de son portail de vente en ligne proposés par Google Analytics, différentes solutions pourront lui être proposées par des prestataires spécialisés.

Le choix d'un environnement de consolidation des données mult-sources disponibles dans l'entreprise en tableaux de bords modelables à la demande (Business IntelligenceBig Data) sera souvent l'option la plus productive, quand bien même, l'assistance d'un prestataire choisi pour le configurer et former le eCommerçant à leur lecture serait nécessaire.

Sans que ce soit les seuls qui puissent être recommandés, les environnements de consolidation de données QlikView et Talend proposent des solutions permettant de répondre à l'essentiel des besoins d'analyse de données que le eCommerçant est susceptible de rencontrer.

QlikView propose une solution accessible et ergonomique permettant au eCommerçant d'entrer en douceur dans l'univers de l'intelligence décisionnelle. L'éditeur de dashBoards "QilkView Personal Edition" - librement téléchargeable après enregistrement sur le site de l'éditeur - donne un excellent aperçu des fonctionnalités et de la scalabilité du produit. Capable de recevoir en entrée tous types de sources de données (Fichiers Excel et CSV, SQL Server, Oracle, Sybase, MySQL, PostgreSQL, SalesForces, SAP,...), il permet de concevoir des dashBoards complexes avec beaucoup de flexibilité, tant de manière traditionnelle (OLAP Cubes) qu'en mode Associatif (API propre à Qlik), ce qui permet de publier en mode local - ou en partage web et mobile sécurisé - des univers de visualisation des données très facilement reconfigurables en cas de besoin.

Talend Open Studio for Big Data présente, pour sa part, l'intérêt de proposer, dans sa version de base open-source, un excellent ratio "fonctionnalités, performances, facilité d'accès, flexibilité d'utilisation, prix" que beaucoup d'environnement commerciaux pourraient lui envier. C'est un ELT d'intégration de données très mature et scalable, des projets les plus simples aux plus étendus.

 

Emailing, Push Mobile

L'Emailing et le Mobile Push doivent-ils être exploités comme des canaux de communication complémentaires d'Outbounding ou le eCommerçant aura-t-il plutôt intérêt à leur attribuer des fonctions complémentaires bien différenciées ?

La question ne se posera naturellement concrètement que si le eCommerçant est bien l'opérateur d'une solution de commerce digital "cross-canal" étendue aux plate-formes web et mobile.

Si c'est le cas, il sera, en termes de consolidation durable de la confiance des clients déjà acquis à la marque, souvent très judicieux de réserver l'Emailing aux échanges de suivi de commande, de satisfaction et de support tandis que la messagrie Push Mobile sera, pour sa part, réservée aux messages de remobilisation commerciale de ces mêmes clients.

En réservant, par ailleurs, l'Emailing d'Outbounding aux prospects non encore acquis à la marque et aux seuls clients n'ayant jamais utilisé un terminal mobile pour accéder au portail de vente en ligne, le eCommerçant optimisera sa communication directe auprès des uns et des autres sans risquer de diffuser des messages inutilement redondants, coûteux ou stressants.

 

Qualité de Service & Identité de Marque

"Consumers are almost demanding more and more value for their dollar, as always." Quelle lecture donner de cette loi, hier sous le joug de la communication commerciale en mode "broadcast" et qui inerve désormais, quasiment librement, toute l'économie du commerce digital ? La net-agora étant par définition un espace ouvert, les lois du marketing traditionnel tirant sur la séduction ou le pieu mensonge, la politique de l'offre surplombant presque verticalement la demande, n'y fonctionnent plus, pour peu que ce n'ait jamais été le cas.

Seule compte, désormais, la capacité de l'internaute à trouver la sélection de produits concurrents qui l'intéressent, pour soupeser, en nouveau maître du jeu, les atouts de chacun et faire son choix, prendre sa décision d'achat. Sur la toile, c'est la demande qui décide et l'offre qui se propose. L'époque de la gouvernance de l'offre pilotée par la publicité dans les médias broadcast (TV, Radio, Journaux) est révolue et c'est, là, la chance que l'ère du commerce digital propose aux TPE et PME de la Globalisation, un rééquilibrage des forces entre petites et grandes enseignes.

L'éclatement des modèles fermés est une opportunité dont il convient de pouvoir tirer le meilleur, ce qui n'ira pas sans la nécessité, pour les TPE et PME qui voudrons s'en saisir, de mettre les doigts dans le cambouis, de réfléchir et de comprendre ce qui fonde les déterminants d'un business-model ouvert où tous ceux qui produisent une authentique valeur d'échange utile pourront trouver leur place, dès lors qu'ils auront appris - et non pas délégué à d'autres - l'art d'exister dans l'univers - de moins en moins virtuel - de la société digitale globalisée.

C'est très exactement ce que nous nous employons à faire savoir, chez Sahores Conseil, ceci en aidant nos clients à se saisir d'un savoir-faire propre à leur permettre de se positionner ou se repositionner sur le territoire d'une net économie plus ouverte que jamais à l'autonomisation économique de tous, sans plus la moindre ségrégation de rang ou de taille, pourvu que l'offre se fasse - c'est désormais la nouvelle loi d'exigence fondamentale du marché ! - toujours plus qualitative et originale. Un marché démocratique ? Qui sait !

 

Pour aller plus loin :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_électronique

https://www.google.fr/webhp?sourceid=chrome-instant&ion=1&espv=2&ie=UTF-8#q=commerce électronique des TPE

http://www.sahores-conseil.com/fr/fr/#keynote